2010 <br>Explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater

2010
Explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater

Voir en ligne : Dossier Cedre

Le 20 avril 2010, la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon de type “offshore profond” exploitée par le groupe BP est victime d’une explosion suivie d’un incendie. Elle coule deux jours plus tard entraînant la disparition de 11 personnes.

L’accident s’est produit dans le golf du Mexique, dans le périmètre des eaux territoriales américaines. Le bilan écologique est énorme : fin juin, on estime qu’entre 6000 m3 et 8000 m3 de pétrole brut s’échappent chaque jour dans l’océan.

Malgré les moyens de lutte en mer (récupération, dispersion, brûlage) pour éviter que la nappe n’atteigne les côtes, plusieurs états américains sont touchés (Louisiane, Mississippi, Alabama et Floride). Un important dispositif de lutte à terre est mis en place, avec notamment l’installation de 3 000 km de barrages de confinement et de barrages absorbant.

Cette pollution est déclarée “catastrophe naturelle” par le gouvernement américain qui prend une part active dans le suivi des actions menées par BP. L’opinion publique américaine se découvre une conscience environnementale.

Début août, les premières estimations sont annoncées par l’équipe scientifique mandatée par les autorités américaines : 779 000 m3 d’hydrocarbures se seraient déversés soit l’équivalent de 40 Erika, de 20 Exxon Valdez ou de 3,5 Amoco Cadiz.

La fuite a été stoppée mi-juillet, le puits définitivement colmaté le 19 septembre.

Les impacts sont importants :
- Atteinte à la biodiversité (thons rouges de l’Atlantique nord, tortue de mer, des requins, mammifères marins, pélican bruns, oiseaux de rivage migrateurs et oiseaux nidificateurs, huitres, crabes bleus, crevettes, etc.).
- Impacts économiques (tourisme, pêcherie).
- Impact sur la santé des habitants des côtes (maladies liées aux mélanges utilisés pour disperser le pétrole en micro-gouttelettes).

Afin de restaurer et compenser le dommage environnemental, une procédure institutionnelle dite NRDA (Natural Resource Damage Assessment) a été mise en œuvre par la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration). Les responsables (BP) sont associés au processus NRDA , prenant notamment en charge son coût.

Suite à cet accident, un fonds de recherche anti-pollution financé par des compagnies pétrolières a été créé afin de concevoir un système de réponse d’urgence utilisable pour contenir une fuite de pétrole qui surviendrait dans le golfe du Mexique lors d’un accident sur un puits sous-marin en eaux profondes.

Ironie du sort, cet accident a eu lieu moins d’un mois après la levée du moratoire vieux de plus de 20 ans sur les forages offshore aux Etats-Unis par le président Obama assurant à cette occasion que les plates-formes de forage étaient fiables :« « Les plates-formes pétrolières ne causent généralement pas de marées noires, elles sont technologiquement très avancées » (Figaro International, 28/05/2010).

Source

Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre)

En savoir plus

Official Website of the United States Government RestoreTheGulf.gov

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