Empreinte écologique

Voir en ligne : Global Footprint Network

L’empreinte écologique vise à mesurer la charge que fait peser l’activité humaine sur son environnement naturel. Cet indicateur a été mis au point en 1994 par William Rees et Mathis Wackernagel dans la thèse de ce dernier publiée en 1995.

Plus précisément, l’empreinte écologique mesure les surfaces terrestres et aquatiques nécessaires à la population d’un territoire donné (ville, région, pays, planète) pour produire les ressources qu’elle utilise et absorber ses déchets.

L’empreinte écologique ainsi mesurée en “hectares globaux” [1] est ensuite comparée à la “biocapacité” du territoire en question, c’est-à-dire la productivité biologique de toutes ses surfaces, exploitées ou non.

Si l’empreinte écologique d’un territoire dépasse sa biocapacité, alors il se trouve en situation de déficit écologique, ce qui signifie que sa consommation dépasse sa production naturelle renouvelable. A l’échelle nationale par exemple, le déficit écologique peut être comblé par l’importation de produits, donc de biocapacité étrangère. Le déficit restant est supporté par la diminution du capital naturel (baisse des réserves d’énergie non renouvelable p.ex.) ou par l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre non absorbées par les écosystèmes (changement climatique).

En divisant l’empreinte écologique d’un territoire par le nombre de ses habitants, on obtient une valeur en hectares globaux par personne. En 2005, l’empreinte écologique (par habitant) moyenne mondiale était de 2,7 pour une biocapacité (par habitant) de 2,1 [2]. Pour autant, les valeurs des empreintes écologiques entre nations sont très variables :

1) Emirats arabes unis : 9,5

2) Etats-Unis : 9,4

19) Suisse : 5,0

148) Haïti : 0,5

A l’échelle mondiale, ce déficit écologique se traduit automatiquement par une érosion du capital naturel.

De nombreuses critiques [3], avant tout d’ordre méthodologique, ont été formulées à l’encontre de l’empreinte écologique. Notamment :

- La biocapacité est mesurée de telle sorte à maximiser la valeur économique des 11,2 milliards d’hectares mondiaux, elle ne prend donc pas en compte la surface nécessaire à la préservation de la diversité biologique.

- L’indicateur fournit une valeur nationale, alors que, dans bien des cas, l’existence d’écosystèmes interconnectés rendrait plus pertinente l’utilisation d’une empreinte écologique régionale.

- La seule source de déséquilibre entre biocapacité et empreinte écologique relevée par l’indicateur au niveau mondial est en fait l’empreinte carbone.

Malgré ses défauts, l’empreinte écologique demeure pour beaucoup un excellent outil pédagogique de sensibilisation, permettant d’offrir une image parlante de l’état de surexploitation dans lequel se trouve la planète.

Pièce jointe :

Footprint_and_Biocapacity_results_2008

[1] L’hectare global correspond à une surface d’un hectare d’une productivité égale à la productivité moyenne mondiale d’un hectare. Source : OFS (2006), L’empreinte écologique de la Suisse.

[2] Source : Global Footprint Network, 2008 Data Tables

[3] Piguet, F. P., I. Blanc, et al. (2007). “L’empreinte écologique : un indictaur ambigu.” Futuribles(334) : 5-24.

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